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l’Homme aux rateaux

28072010

C‘est l’anniversaire de son cinquantième rateau.

Il avait patienté cette fois ci.

Il était devenu le meilleur ami

Le type qui entre avec la pizza , et à qui l’on dit de s’asseoir sans penser à le regarder.

Il l’avait consolé quand son petit chien avait été écrasé.

Il mangeait de la glace avec elle quand elle se faisait largué

Appréciant de regarder avec elle quelques séries à l’eau de rose.

Il supportait même ses commentaires sur le film en fin de soirée

A la saint valentin pour ne pas la choquer il lui offrait des roses jaunes pour renforcer leur amitié .

Oui il était un ami parfait

Il gardait ses doubles de clés .

Mais il ne voulait pas être seulement son ami

Le soir quand il rentrait de leur petites soirées

Tandis qu’il s’endormait ses dernières pensées allaient vers elle

Quand il se réveillait le matin, son premier appel était pour elle

Il s’imaginait passer le reste de sa vie avec elle.

Mais un jour , il a pris son courage à deux mains afin de lui avouer son affection

Il réserva une table dans un restaurant chic . Il ne pourrait pas s’acheter le fauteuil dont

il rêvait mais ca en vaudrait la peine .

Le diner allait bon train, le homard avait été délicieux, et la mousse au chocolat onctueuse.

Ils décidèrent tout deux de commander un café avant l’addition.

Les mains du jeune homme se tordaient de panique mais aussi d’excitation

à l’idée de lui confesser ses sentiments .

Alors doucement il les posa sur la peau de son amie.

Ces mots qu’il gardait enfermer allaient bientôt sortir .

Après une profonde inspiration , ses lèvres s’ouvrent mais rien n’en sort

La jeune femme vient de poser son index sur sa bouche.

« je suis désolé » lui dit elle

L’homme triste rentre chez lui.

Il sort quelques photos dans sa poche et les range dans son album

Sur ces photos on voit la jeune femme assise sur une chaise

la bouche obstruer par un morceau de chiffon.

Ses mains sont attachées et elle pleure.

Sur ses genoux sont posés des roses rouges,

rouges comme l’amour qu’il lui a porté.

il regarde les photos et se dit pour lui même

 » Je t’ai tant aimé ma chérie, pourquoi ne m’as tu pas dis oui, je t’aurais offert le monde juste pour un je t’aime. J’ai tué ton chien pour être près de toi , toi qui l’aimait tant et bien plus que moi, j’ai fait fuir tout tes amants en les menaçant. Si seulement tu m’avais dis oui. »

Alors il se dirige vers son garage , prend la pelle qui se trouve dans un placard

Il sort dans son jardin et creuse.

Il sifflote.

Il s’arrête pour reprendre son souffle et regarde, à coté de lui il y a  quarante neuf  tombes.




Dans le viseur

28072010

cg7lwl3f1.jpg  La cible est à une centaine de mètre. Prenez contact à 12h pile.

Bientôt la cible passerait dans son viseur.

Il ne connait pas sa personnalité , ni qui elle est.

Il prendra contact à un seul instant.

Quand ses mains calmement pousseront la détente.

Il s’est souvent demandé si l’argent valait bien une vie .

Si le tir qu’il allait donné n’anéantirait pas toute une famille

Il avait monté les escaliers qui le menait à son point de tir ,

avec hésitation.

Mais comme toujours il était là

Quand enfin il a pris son arme  tout autour de lui s’est empreint de silence

les bruits des passants, des voitures, le plus petit oiseau a disparu.

Non il ne connaissait pas sa victime

Mais quand le tir lui prendrait la vie

Il lui dirait ses mots « puisses tu reposer en paix »

Il  était un tueur respectueux

L’heure h .

Il regarde la foule.

Dans une minute sa proie devrait apparaitre dans son fusil à lunettes

Deux minutes s’écoulent

Sa cible a du retard.

Alors qu’il s’apprête à contacter ses supérieurs

Un objet froid se pose sur son crâne.

Derrière lui une formation policière

On l’a vendu.

Mais tandis que les policiers les menottes en main s’approchent de lui

Il prend son couteau à cran dans sa botte d’un geste rapide.

Il dit ces mots

« Puisses tu reposer en paix »

Et se frappe en plein coeur.

Son sang s’écoule sur la photo à ses pieds

Celle de sa victime.

La prédateur n’est pas toujours celui auquel l’on croit.




la brume 2

28072010

religa1a1.gifLa flute de son air mélodieux,

Rend fascinante la scène lugubre qui se joue devant nos yeux.

Ses mains caressent doucement le visage de la mort.

Le masque rigide ne s’est pas encore installé.

Doucement , le crochet  qu’il tient fermement  se pose sur les narines du cadavre

et les forcent.

Alors que le cerveau est enlevé du corps par les narines,

le son de la flute s’arrete remplacé par un son de pleurs,

des pleurs graves aux aigus, une symphonie est orchestrée.

Il dépose le crochet sur un bout de tissu blanc.

Et le remplace par un scapel.

Il regarde sa victime, et ébauche un sourire.

Pas le sourire d’un pervers, non le sourire de quelqu’un qui regarde un être aimé

Doucement il caresse ses cheveux . Ses lèvres se rapprochent de ses oreilles.

Il lui dit des mots d’amours

« Ma bien aimée ce soir tu meurs, mais dans l’autre monde anubis t’emmeneras

Tu es si pur et innocente, ô mon aimée que la gueule d’Amemet ne te retiendra pas. »

Sa main glisse vers le ventre. Lentement le scalpel déchire les vêtements. le bout de l’instrument cisaille la peau de manière chirurgicale.

Il enlève lentement les organes. Foie , intestins,  doucement il les place  dans des vases. Des petits bocaux transparents dont s’échappent une odeur de formol.

Ses mains ensuite se dirigent vers des bandelettes en lin qu’il sort de son sac.

Lentement il en recouvre la jeune femme tout en chantonnant .

 » Oui ce soir tu meurs, ma bien aimée j’en pleure, là bas je te rejoindrai bientôt mon amour »

La porte de l’appartement se ferme lentement.

Le grincement est à peine audible

Il ne reste dans la pièce qu’un corps entouré de bandelettes .

Quatre petit pots posés à côté du corps.

Et le son d’une flute.

La silhouette de l’intrus s’éloigne dans la rue bondé. Tout en chantonnant il caresse une mèche de cheveu.

« Ma fiancée est morte ce soir, mon aimée m’a quitté, quand donc la reverrai je? »

 




Brume

28072010

296pxanubisstanding1.jpg  La brume lourde, entourait son corps de part en part , comme un doux manteau , comme la chaleur d’une mère serrant son premier né.

Oui la brume prenait tout , ses sens , et sa raison.

Alors que ses pas s’accéléraient , elle vit s’avancer devant elle une ombre menaçante.

D’abord floue, l’ombre se fit de plus en plus précise.

Une main noire se dessina, s’attachant à son bras

A la place du visage , une tête de chacal la fixait.

Le dieu des  morts était lui même venu la chercher.

Anubis.

Elle sentit un vent glacé traverser ses entrailles, dans sa poitrine, les battements de son coeur semblèrent s’arréter.

Silence et réveil brusque.

Doucement elle émerge du sommeil, du rêve qui va la hanter .

Elle se lève, la lumière traverse à peine ses rideaux.

Elle se fixe dans le miroir

Cela fait deux semaines qu’elle ne dort plus

hantée par une tete de bête.

Sa main se dirige vers sa poitrine

elle entend ses battements lourds

témoins de sa vie.

Une forme soudain dans le miroir.

Alors que son corps refroidit , emporté dans des contrées encore inconnues

Sur sa main deux traces sont distinctes

Deux petits points noir, une morsure ..

Et en fond de scène , adoucissant le départ .

La mélodie douce d’une flute l’accompagne.

 







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