l’homme au sac poubelle et le caillou

23 07 2010

Plusieurs mois se sont écoulés depuis notre rencontre.

Le petit caillou voyage toujours dans ma chaussure.

Nous avons parcouru de longues routes ensemble.

Nous sommes arrivés sur un territoire très humide

Les pluies tombaient presque chaque jour

Un fleuve immense était entouré d’une forêt verdoyante

La vie était partout présente , l’air était frais et pur.

Nous avions décidé de nous reposer au bord du fleuve

quand mon regard fut attiré par une silhouette

Un homme était assit sur un immense rocher au beau milieu du fleuve

Son regard semblait fixé sur un point vide

Notre bonhomme était affublé d’une drole de manière

Un large sac poubelle lui servait de vetement

L’homme resta ainsi sur sa roche pendant plusieurs jours sans bouger

il ne semblait pas avoir faim , ni froid.

Il restait sous la pluie , insensible aux intempéries.

Un jour je l’ai vu descendre de sa pierre pour fouiller le fleuve de ses mains

Il en sorti , des bouteilles en plastiques, des sachets,du bois pourri , et des conserves

Puis il sortit enfin de son point d’observation

Nous ne comprenions pas son manège

était il un fervent militant pour la protection de l’environnement

un maniaque qui n’aimait pas la saleté

Nous étions très loin du compte

Curieux, petit caillou et moi l’avons suivis

l’homme ne semblait pas habité près

puisqu’il nous fit marcher près d’une demi journée

La surprise fut totale dès l’instant ou son domaine nous apparu

parmi la végétation luxuriante s’élevait , un château de détritus.

Une épaisse couverture de sachet plastique lui servait de toit

Les murs semblaient fait d’une boue répugnante a laquelle se melait les conserves

les bouteilles en plastique alignées autour de la maison remplissaient le role de citerne

Abasourdi par cette construction nauséabonde en plein milieu d’une foret

et de bois à portée de main, j’interrogeai l’homme.

« monsieur pourquoi n’utilisez vous pas le bois qui vous entoure, une maison en bois

serais beaucoup plus jolie, et plus saine pour vous? »

l’homme ne pretant pas attention à moi, fit demi tour et retourna au fleuve  sur son

rocher

Il me dit alors quelque chose qui me fit réfléchir durant des années:

« Au début je faisais ma maison avec du bois , j’étais heureux avec ma femme et mes

enfants; Nous n’étions pas riches loin de là. Mais la forêt nous donnait à manger, les

poissons se laissaient prendre à mes filets. Mon coeur était heureux de voir les saisons

défilées et chaque ride me rappelait la beauté de la vie, chaque pluie me rafraichissait le

corps et l’esprit. J’apprenais à mes enfants à travailler la terre, je leur montrais

l’importance du plus petit insecte, je leur racontais ce que mes grands parents me

disaient. Il étaient heureux fiers. Ne croyez pas qu’ils étaient ignorants pour autant je

me faisait un devoir de les envoyer étudier. J’ai toujours aimé lire voyez vous, et je

désirais transmettre à mes enfants cette passion. Mais bientot le fleuve si bon, m’a

paru de plus en plus triste, au lieu de poissons j’attrapais du plastique, l’eau est

devenu imbuvable. Avez vous entendu ce bruit la nuit? Ce sont des agriculteurs qui

rasent la forêt. Je n’ai plus d’eau, je n’ai plus de bois, je n’ai plus de poissons. Il me

reste les fruits de la terre. Mais j’apprends que ce n’est pas ma terre. Alors un soir , je

retrouve des étrangers dans ma maison qui jette tous nos souvenirs a terre, je les vois

prendre mes enfants et ma femme. Ils les mettent dans un camion et je ne les revois

plus. Alors ils me disent que je dois travailler, alors je les reverrai. Alors je travaille,

au lieu de manger mes récoltes, je les leur donne. Un beau jour je descend en ville

livrer des marchandises, j’en profite pour chercher ma femme et mes enfants. Mais je

ne les trouve pas. Je demande à la mère de mon épouse, elle sait surement. Là , la

vieille dame toute fripée, m’ammene au cimetière, mon épouse et mes enfants, sont là 

depuis longtemps. Ils sont morts de faim , on ne leur donnait meme pas le peu

d’argent que je gagnais.

J’ai fuis la plantation, j’ai fuis le travail. Je ne touche plus au bois, peut etre qu’il ne

m’appartient pas. Mais les ordures vous savez quoi ? Elles ne servent à rien, on ne

risque pas de me les prendre. »

L’homme regardais l’eau, et je me dis a cette instant que le fleuve devait déborder de

ses larmes. Petit caillou et moi avons repris la route. Mais nous n’oublierons pas cet

homme, car maintenant à chaque fois que je vois une rivière je m’attend a voir

l’homme qui pêche non pas des poissons mais des ordures.

lastscan.jpg

 


Actions

Informations



Une réponse à “l’homme au sac poubelle et le caillou”

  1. 24 07 2010
    linventeusedereves (18:01:17) :

    Critique personnelle: pauvre qualité graphique, dessin aux allures de premier de la classe en maternelle. Ne cherchez pas dessin et moi ça fait 1patate + 1 patate.

Laisser un commentaire




une prof pour ses élèves |
Les Fables de Chabreh |
impressionsexpressions |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Chez Mireille
| La demoiselle et sa plume
| Au p'tit livre